Les périodes où le désir sexuel de la femme est à son comble

La libido chez la femme est un sujet délicat et assez complexe. En effet, chacune d’entre elles peuvent l’attester, depuis la puberté jusqu’à la ménopause, le désir sexuel fluctue et diminue au gré des diverses périodes de la vie d’une femme sous l’influence des hormones du désir. Ces dernières apparaissent à partir de l’adolescence pour ensuite se manifester périodiquement sur le long terme mais à quel moment exactement et pour quelles raisons ? Voici quelques explications sur les périodes où le désir sexuel de la femme est à son comble


Manifestation des hormones

Deux principaux types d’hormones régulent le désir sexuel de la femme. Il s’agit des œstrogènes et des progestérones qui sont secrétées par les ovaires. Apparaissant à l’adolescence, elles agissent sur le corps en le transformant à bien des endroits pour mettre alors les courbes féminines en exergue mais aussi via l’apparition de poils. Chez l’homme, on retrouve la testostérone qui est une hormone sexuelle secrétée par les testicules. Elle agit également à partir de l’adolescence où elle transforme le corps de l’adolescent en développant ses muscles et son organe génital. Chez l’homme, la libido est constante car c’est ainsi que fonctionne la testostérone. Chez la femme par contre, l’excitation sexuelle ne survient qu’à des périodes bien spécifiques.

Pendant la période d’ovulation

 

Pendant la période d’ovulation

Pendant la période d’ovulation

C’est au cours d’un cycle menstruel de 28 jours que les hormones sexuelles féminines sont secrétées et le pic de quantité est atteint au moment de la période d’ovulation. En effet, les œstrogènes et les progestérones qui sont des hormones ovariennes agissent de manière à apporter un équilibre au cycle de la femme. Ainsi, lorsque le jour d’ovulation approche c’est-à-dire au moment où l’ovule est sur le point de s’accoupler avec un spermatozoïde, le taux d’œstrogène secrété est en grande hausse, tout comme le taux de progestérone qui va connaître une chute vers la fin du cycle menstruel. Justement, une étude sur l’influence des hormones sur le désir sexuel de la femme a été menée par un groupe de chercheurs de l’Université de Californie et a même été publiée dans une revue célèbre Hormones and Behavior. Selon cette étude, la libido de la femme est à son comble vers le milieu de son cycle menstruel, c’est-à-dire à l’approche du jour d’ovulation et pendant l’ovulation. Cela coïncide avec un taux d’œstrogènes en hausse, atteignant même son apogée, et à ce même moment, les femmes envoient des phéromones qui, mine de rien, vont attirer le sexe opposé en vue d’un accouplement. Les phéromones sont des substances expulsées par l’organisme pour séduire car ils suscitent des réactions physiologiques et des comportements spécifiques entre deux individus, le plus souvent de sexes opposés, ce qui va jouer un rôle dans leur sexualité. C’est au cours de ce moment que la libido chez la femme est à son apogée. Toutefois, il faut savoir que d’autres facteurs peuvent agir sur la libido de la femme, que ce soit au cours de cette période ou non, outre la période d’ovulation, à savoir sa disponibilité émotionnelle ou encore psychique mais aussi les dispositions de son partenaire à susciter en elle le désir sexuel.

Pendant la période des menstruations

Lorsque la femme a ses règles, on pourrait penser que le désir sexuel est inexistant pourtant, c’est tout à fait le contraire qui se passe. La libido peut être en grande hausse au cours de la période des menstruations surtout à partir des deuxièmes ou troisièmes jours de saignement et une étude l’a même démontrée. L’explication est simple : pendant les règles, les hormones subissent à nouveau un chamboulement avec une hausse d’œstrogène, ce qui entraine une excitation sexuelle chez la femme. En plus, au moment des menstruations, la femme est soulagée de ne pas avoir été enceinte, ce qui fait que la pression est tombée. La femme est donc dans un esprit de libération, ce qui ouvre beaucoup plus les perspectives d’ébats amoureux. Il faut également considérer le fait que le sang qui s’écoule au cours de cette période peut jouer le rôle d’un lubrifiant, ce qui facilitera la pénétration en rendant ainsi la relation sexuelle plus agréable pour les deux partenaires. Par ailleurs, le même sang qui abonde vers le bassin mais aussi vers le vagin peut donner une sensation de désir sexuel accru ou du moins présente, ce qui va accroître la lubrification du vagin, signe évident d’une excitation sexuelle.


Pendant la grossesse

 

Pendant la grossesse

Pendant la grossesse

Pendant la grossesse, de nombreuses femmes ont un appétit sexuel féroce, toujours à cause du chamboulement des hormones au cours de cette période. En effet, ce qu’on appelle le « big-bang » hormonal peut engendrer un état particulièrement ressemblant au stade de l’excitation sexuelle. La poitrine devient plus volumineuse et plus sensibles aux caresses, tout comme les sécrétions vaginales qui sont plus importantes qu’en temps normal ; tout cela contribue à augmenter la libido de la femme pendant la grossesse. Il ne faut pas non plus négliger le fait que pendant la grossesse, la pression exercée par la contraception est inexistante ; tout comme pendant les règles, la femme se sent libre dans son esprit et donc plus apte à apprécier l’acte sexuel. Evidemment, il ne faut pas négliger les petits tracas des trois premiers mois de grossesse, à savoir les nausées, les maux de tête, la fatigue, la somnolence qui diminuent la libido mais une fois qu’ils disparaissent, place au désir sexuel. C’est donc à partir du deuxième trimestre de grossesse que la libido est à son comble. Il faut aussi savoir que le bébé va exercer une pression dans le bas ventre de la future mère, ce qui l’amène à prendre plus conscience de son corps en étant très à l’écoute des diverses sensations. La femme est donc plus à l’écoute de ses désirs sexuels que lorsqu’elle n’était pas enceinte.

Pendant la ménopause

A la ménopause, les ovaires arrêtent la production des hormones, que ce soient les œstrogènes, la progestérone ou les androgènes. Il en résulte que les pulsions sexuelles en tous genres diminuent et la phase d’excitation n’est plus aussi rapide qu’avant car les capteurs sensoriels du corps mettent en général beaucoup plus de temps à réagir. Il faudra par exemple plusieurs minutes de stimulation pour que le vagin soit lubrifié comme il faut au lieu des quelques secondes requises chez les adolescentes. Cependant, à cette période, la femme expérimente un tout autre aspect de sa sexualité, ce qui peut l’amener à connaitre un désir sexuel accru. En effet, la femme est totalement libérée arrivée à cette période des contraintes de contraceptions, et sont plus disponibles à exploiter son imaginaire érotique. Des études démontrent même que les femmes connaissent des relations sexuelles plus épanouissantes une fois arrivées à la ménopause. Cependant, il peut aussi arriver le contraire, à savoir des femmes qui, une fois arrivées à un certain âge et avec les transformations physiques qui subviennent généralement à ce moment, ne se trouvent plus désirables et séduisantes, ce qui va les frustrer et rendre le désir sexuel inexistant.

Conclusion

Le désir sexuel de la femme dépend de plusieurs facteurs dont les principaux sont les hormones mais aussi tout son environnement, ses sentiments, ses émotions, son statut, etc. ainsi que de son partenaire. Aussi, la libido est beaucoup plus favorisée lorsque la femme est libérée de toutes pressions ; tout est donc dans la tête.


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