Tout sur l’anovulation

Énormément de femmes ont du mal à tomber enceinte. Si les causes peuvent être nombreuses, il y en a une en particulier, liée à la source même de l’enfantement, c’est-à-dire l’ovulation. Il s’agit du problème d’anovulation ou de l’absence d’ovulation. Ce phénomène peut en effet vous concerner sans que vous le sachiez. Mais de quoi s’agit-il exactement ? A quoi cela peut-il être dû ? Comment peut-on y remédier ? La réponse dans cet article :


Qu’est ce que l’anovulation ?

Qu’est ce que l’anovulation ?

Qu’est ce que l’anovulation ?

L’anovulation est l’absence d’ovulation chez la femme. En d’autres termes,  la libération de l’ovule par l’ovaire, ce phénomène de base de la reproduction, ne se produit pas du tout. On parle alors d’anovulation complète. Cependant, il peut aussi arriver que l’ovulation de la femme se fait e façon irrégulière ou qu’elle soit de mauvaise qualité ; dans ces cas, on parle alors de dysovulation.

Comment diagnostiquer une anovulation ?

Comment diagnostiquer une anovulation ?

Comment diagnostiquer une anovulation ?

Le plus souvent, on reconnaît une anovulation par l’absence de règles ou lorsque celles-ci sont irrégulières. Lorsque ce type de symptômes apparaît, il est donc recommandé de faire un bilan hormonal, à réaliser dans le cadre d’un bilan d’infertilité. Pour ce faire, la progestérone de la phase lutéale est dosée. Si la femme a bien ovulé, son taux devrait être supérieur à 10 nano grammes. Sinon, entre 3 et 10 nano grammes, l’ovulation est jugée de mauvaise qualité. Enfin, en dessous de 3 nano grammes, il n’y a quasiment pas eu ovulation. Il faut toutefois préciser qu’une anovulation peut toujours se produire malgré des cycles réguliers. Ainsi, en cas de doute ou de difficultés à enfanter, il est toujours préférable de se faire diagnostiquer en passant un bilan hormonal.

Quelles sont les causes d’une anovulation ?

Quelles sont les causes d’une anovulation ?

Quelles sont les causes d’une anovulation ?

Les causes d’une anovulation peuvent être nombreuses et varient selon les personnes. On distingue le plus souvent comme cause un syndrome des ovaires polykystique. Ce dernier touche une femme sur neuf. Il s’agit d’un trouble hormonal où le follicule n’arrive pas correctement à maturité à cause d’un nombre trop élevé de ceux-ci. L’ovulation ne se fait donc pas, est de mauvaise qualité ou devient irrégulière. Par ailleurs, une perte de poids trop excessive comme l’anorexie, avec une alimentation privée de lipides mais aussi une activité sportive trop intense peuvent également intervenir sur l’ovulation. En effet, arrivé à certain stade, le corps reconnaît qu’il est dans l’incapacité de supporter une grossesse et l’ovulation ne se produit tout simplement pas. Ensuite, lorsque les ovaires ne fonctionnent pas correctement comme dans le cas d’une insuffisance ovarienne, l’ovulation est troublée. Une anomalie génétique rare, la chimiothérapie ou la radiothérapie peuvent être la cause d’une disfonctionnement ovarienne. Le diabète, l’hypothyroïdie, le syndrome de Cushing, la pathologie hypothalamo-hypophysaire ainsi que d’autres maladies peuvent aussi entrainer l’arrêt de l’ovulation ou son disfonctionnement. Enfin, l’anovulation peut aussi se produire des suites d’un choc physiologique. Heureusement pour ce dernier point que le phénomène n’est que transitoire et peut se rétablir dès que le corps sera prêt à nouveau à enfanter.


Comment remédier à une anovulation ?

Comment remédier à une anovulation ?

Comment remédier à une anovulation ?

Il faut se rassurer, l’anovulation ou les troubles de l’ovulation sont remédiables et ne sont pas forcément synonymes de fertilité, sauf dans des cas très rares. Il suffit d’un traitement simple pour que la fonction ovarienne soit restaurée.

S’il s’agit d’un syndrome des ovaires polykystique, il faut suivre un traitement appelé « inducteur d’ovulation » (citrate de clomifène, ou Clomid®) durant lequel un suivi de près est nécessaire. En effet, il inclut des prises de sang ainsi que des échographies régulières dans le but de contrôler le nombre de follicules et ainsi éviter une grossesse multiple. Il existe un autre traitement bien plus efficace mais également plus onéreux pour remédier au syndrome des ovaires polykystique. Il est de plus en plus suivi : gonadotrophines ((hormones FSH et LH)  auto-injectables dont l’objectif est de faire en sorte que les follicules ovariens arrivent comme il le faut à maturation. La surveillance étroite est toujours nécessaire pour ce traitement d‘autant plus que le nombre de follicules est également à contrôler de façon régulière. Dès que les follicules sont matures, l’ovulation est déclenchée à l’aide d’une injection d’hormone HCG et les rapports sexuels sont programmés. En sus, quelques règles d’hygiènes et de diététiques sont à suivre pour plus d’efficacité : perte de poids dans le cas de surpoids, alimentation équilibrée et variée, arrêt de tabac, pratique régulière d’une activité physique, etc.

Lorsque l’anovulation ou l’absence d’ovulation est causée par une maladie autre que le syndrome des ovaires polykystique, on peut y remédier en traitant la cause, c’est-à-dire la maladie en question. Il  est ainsi nécessaire, en premier lieu, de diagnostiquer cette dernière.

En cas de troubles au niveau de l’hypothalamus et de l’hypophyse ou en cas d’anorexie, il est nécessaire de poser une pompe GnRH (Lutrelef®) par voie sous-cutanée. Elle permettra de mimer le fonctionnement de l’hypothalamus et ainsi rendre l’ovulation normale.

Enfin, si l’anovulation est due à une insuffisance ovarienne précoce ou après des traitements ayant causé l’altération de la fonction ovarienne de manière définitive, il est malheureusement impossible de rétablir l’ovulation, sauf en cas de don d’ovocyte. Cependant, la France souffre d’un manque de donneuses d’ovocyte si bien que les délais d’attente sont très longs, ce qui est regrettable.

 


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