Tout sur le syndrome prémenstruel

Il est connu de tous que les femmes ont tendances à adopter un tout autre comportement avant leurs règles. Il s’agit du syndrome prémenstruel qui se manifeste différemment selon la personne. La plupart du temps, il s’agit d’irritabilité, de fragilité émotionnelle, de seins qui gonflent, d’apparition d’acnés, etc. bref, pour en savoir un peu plus là-dessus, voici quelques informations :


Un problème qui remonte à longtemps

Un problème qui remonte à longtemps

Un problème qui remonte à longtemps

Le problème du syndrome prémenstruel concerne toutes les femmes et ce, depuis longtemps. Hippocrate, au 4ème siècle, affirmait même déjà que ce type de troubles est comparable à la folie, comme pour dire que les femmes étaient légèrement folles. Cette comparaison demeure encore aujourd’hui comme un préjugé directement lié aux règles, même chez les médecins. Ce sont les gynécologues américains, qui, depuis seulement quelques années, ont défini ce « mal » comme étant un syndrome prémenstruel ou SPM. Ils ont alors évalué le nombre de femmes concernées, ce qui a donné entre 50% et 80% comme résultats. Certains seraient supportables tandis que d’autres (25% à 40%) auraient des troubles majeurs. On parle même de trouble dysphorique prémenstruel dans certains cas rares (3% à 8%). Cette dernière est une forme aigue du syndrome prémenstruel qui peut fortement perturber la vie sociale et relationnelle de la concernée lorsque cela survient.

Dépression ou SPM ?

Dépression ou SPM ?

Dépression ou SPM ?

Les symptômes du SPM sont nombreux, variant selon les personnes. On en recense plus de 120, à la fois psychiques et physiques. Les plus  familiers sont les ballonnements, la constipation, les seins tendus et douloureux, une forte irritabilité, de l’anxiété, des troubles de l’humeur, de la fatigue, des troubles du sommeil, des migraines, etc. Il s’agit pourtant d’un mal qui n’est pas souvent pris au sérieux et auquel, malheureusement, on n’a toujours pas trouvé remède. Aussi, rares sont les femmes qui osent vraiment en parler autour d’elles de peur d’être prise pour une folle ou une dépressive. En effet, certains symptômes sont similaires à ceux d’une dépression si bien qu’il est aussi nécessaire de s’auto évaluer en premier lieu : tenir un calendrier d’ovulation dans lequel est noté chaque moindre petit signe sur une période d’au moins deux ou trois mois. Le SPM n’est alors confirmé que si les symptômes sont vraiment répétitifs, gênants et se produisant toute la semaine avant les règles, c’est-à-dire durant la phase lutéale. Le syndrome prémenstruel, comme son appellation l’indique, devrait cesser progressivement dès que les règles arrivent jusqu’à totalement disparaitre durant la phase folliculaire.

Des causes méconnues

Des causes méconnues

Des causes méconnues

Il est impossible de faire le lien entre le cycle menstruel, les hormones et toutes ces manifestations physiques et psychiques du syndrome prémenstruel. Ainsi, aucune cause exacte n’a encore été trouvée. La seule chose dont on est certaine c’est que la génétique y joue pour beaucoup car si une jumelle est atteinte de SPM, sa sœur a deux fois plus de chances d’en souffrir aussi s’il s’agit de vraies jumelles. Aussi, l’ovulation et les règles sont à prendre en compte. Selon une hypothèse, ils emblerait que c’est l’excès d’œstrogènes et un déséquilibre sur la quantité d’œstrogènes et de progestérones qui survient durant cette période qui en serait la cause. C’est pour cela que les médecins prescrivaient de la progestérone pour apaiser le SPM. Aujourd’hui, les scientifiques évoquent une vulnérabilité neurobiologique individuelle, c’est-à-dire une anomalie de la sensibilité des neurotransmetteurs aux variations hormonales, dont l’importance varie d’une personne à une autre.


Des troubles selon les périodes de la vie

Des troubles selon les périodes de la vie

Des troubles selon les périodes de la vie

C’est selon les périodes de la vie de la femme que le syndrome prémenstruel apparait ou non. Durant la grossesse par exemple, ou lorsque les femmes sont ménopausées, il n’a pas lieu. Aussi, les jeunes filles entre 12 ans et 17 ans ne présentent pas encore ces troubles. On remarque également que les femmes qui prennent la pilule sont moins touchées par le SPM, surtout s’il s’agit des petites pilules oestroprogestatives ou progestatives qui ont pour fonction de réguler les variations hormonales. Cependant, même si les pilules aident à se sentir mieux, elles ne réduisent pas pour autant les troubles émotionnels dont souffrent les femmes atteintes de SPM. Chez les plus fragiles, la résistance au stress devient très faible et les symptômes s’amplifient alors selon le contexte difficile dans lequel elles peuvent vivre (divorce, pression au travail, problèmes personnels, etc.).  Il est ainsi important de vivre dans des conditions de sérénité et de calme durant la période prémenstruelle.

Quelques astuces pour réduire le syndrome prémenstruel

Quelques astuces pour réduire le syndrome prémenstruel

Quelques astuces pour réduire le syndrome prémenstruel

C’est l’entourage des femmes atteintes de SPM qui en souffre le plus. Il est alors tenu de faire preuve de patience et d’indulgence en connaissance de cause. Aussi, la concernée devrait bien connaître ses cycles et apprendre à écouter son corps. On déprime moins lorsque l’on sait que la cause des troubles et des symptômes est tout simplement l’arrivée des règles. La période prémenstruelle est celle où les excitants en tous genres sont à proscrire ; ils ne font que renforcer le stress et la nervosité. La prise de sucres rapides est également à diminuer de peur d’entretenir des envies boulimiques. Enfin, il est important de pratiquer des exercices physiques réguliers pour augmenter les endorphines et réduire le stress.

Des traitements sur mesure

Des traitements sur mesure

Des traitements sur mesure

Les causes et facteurs du syndrome prémenstruel peuvent être nombreux et variés selon la personne. Ainsi, le traitement doit s’adapter en conséquence et selon les troubles prédominants. Pour les maux de ventre et les céphalées par exemple, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont les mieux adaptés. Il existe aussi des médecines douces pour soulager et apaiser les troubles psychiques à l’instar des compléments alimentaires que l’on retrouve sur le marché. Le mécanisme d’agissement de ceux-ci sur le SPM reste inexpliqué, toutefois, les effets sont prouvés. A titre d’exemple, il y a l’huile d’onagre ou l’huile de gattlier, riches en oméga 3 et aident à réguler l’hormone et le cycle. Certains médecins prescrivent de la progestérone lorsqu’il y a présence d’œdèmes mais il ne faut pas en abuser si bien qu’il vaut mieux opter pour le Luteinum qui a le même effet. Il s’agit d’un produit homéopathique qui est progesteronelike. Pour celles qui ont des tensions mammaires et pelviennes,  les veino toniques sont indiquées. Les troubles du sommeil et l’anxiété peuvent être dûs à un manque de magnésium, d’où la nécessité d’en prendre. On peut rajouter du calcium si la concernée est en déficit. Enfin, lorsque l’anxiété est grave, une psychothérapie peut être recommandée. Normalement, ces traitements ne devraient pas durer vu que le SPM peut très bien s’atténuer avec le temps ou selon les périodes de la vie d’une femme.


Une forme de syndrome prémenstruel plus grave

Une forme de syndrome prémenstruel plus grave

Une forme de syndrome prémenstruel plus grave

Comme déjà mentionné plus haut, il y a une forme plus grave du SPM appelé trouble dysphorique prémenstruel. Cela se caractérise par l’impossibilité d’entretenir des liens avec autrui, une grande tristesse, le refus de se lever et d’aller au travail ou d’affronter toute forme de vie sociale. Il peut même arriver que la personne ait des envies suicidaires. La prescription d’antidépresseurs est alors la seule solution pour soulager les maux. Avant tout, un diagnostic minutieux s’impose d’abord chez le médecin car la prise de médicaments de ce type risque d’engendrer des dégâts, ce qui aggraverait encore plus l’état de la personne. En même temps, consulter un psychologue est une bonne idée afin de pouvoir en parler, se faire écouter et peut-être trouver des réponses aux questions que l’on se pose sur soi-même (angoisses, désirs, etc.).

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